Un artiste à genoux reste un artiste
Un théâtre qui va fermer définitivement ses portes accueille pour un soir le Grand Gala de La vie en musique. Mais des événements imprévus surviennent, perturbent le déroulement de la soirée, la suspendent, lui donnent un cours différent.
Un des participants — Leroy Olaf, c'est son nom — n'a plus chanté d'air d'opéra depuis plus de vingt ans, il nous raconte que la vie lui a joué des tours, des bons, des mauvais. On est enfant, on a des rêves, la réalité parfois les brise, mais le feu sacré qui vous brûlait le cœur ne s'éteint pas.
Et les naufrages ont des effets bénéfiques : ils nous mettent de la lucidité dans le crâne. Olaf sait mieux maintenant ce qu'il est, qui il est, mais aussi ce qui le menace. Le chemin d'un homme ne va jamais droit, il est fait d'embûches, de pièges, d'illusions dangereuses.
Dix ans après L'ami des Belges du même auteur, qui mettait en scène un puissant de ce monde, un milliardaire français prêt à tout pour devenir belge afin d'exiler sa fortune, Fabrice Schillaci a voulu poursuivre sa collaboration avec Jean-Marie Piemme et Jean Lambert.
Après avoir exploré la possibilité de poursuivre sur la thématique des grands prédateurs, s'est imposé l'idée et le désir de défendre un personnage plus humble, un « petit », un artiste aux prises avec la difficulté d'exercer son art, sa nécessité de retrouver le désir de continuer…
La démarche de sa genèse à l'aboutissement du spectacle rend hommage à la condition des artistes mais sans complaisance, ni victimisation. Au contraire, LeRoyOlaf célèbre la vitalité, la persévérance de ceux qui œuvrent à construire des imaginaires différents des schémas que la société nous impose.
Olaf, notre personnage, revient dans le théâtre de ses débuts, celui-ci va fermer ses portes, il sera démoli. Un théâtre en piteux état mais au passé glorieux.
La scénographie a cherché à rencontrer cet état de faits, cette réalité : un vieux plateau en bois et un vieux rideau de scène symbolisent le vieux théâtre, tous les théâtres. Privilégiant les signes plutôt que le réalisme, le dispositif scénique devient le bâtiment, la scène ou l'avant-scène, les coulisses, les loges…
L'univers auquel le spectateur est convié est constitué de quelques références universelles, ancrées dans l'imaginaire collectif. Mais le décor renvoie également à l'univers mental du personnage dans lequel il s'indigne, exprime sa colère, affronte son trac, se libère d'un lien maternel nocif, revit une rencontre décisive, retrouve le plaisir de chanter.
L'idée du texte est venue de Fabrice Schillaci. Il y a quelques années, il avait joué L'ami des Belges. L'initiative d'une relance du personnage dans une situation nouvelle lui appartient.
Petit à petit l'idée de placer notre attention non pas sur un puissant, un prédateur, mais une proie, un faible a germé. Olaf s'est imposé : un artiste déboussolé qui retrouve le sens de son art nous a séduit.
— Jean-Marie Piemme
L'humiliation est le pain quotidien des artistes, j'en sais quelque chose. Le moucheron que je suis en a reçu des coups de tapettes, et plus souvent qu'à son tour.
Photographies de
Je ne suis pas un grand. Mais je ne suis pas rien ! Je suis quelqu'un ! Je suis un cavalier désarçonné qui a mis vingt ans à remonter en selle.
LeRoyOlaf et les créations précédentes vues par la presse
Un seul en scène captivant, humain et drôle. 1h10 de pure émotion portée par Fabrice Schillaci, comédien reconnu (plus de 250 représentations de Dialogue d'un chien, 140 de L'ami des Belges). Un texte ciselé de Jean-Marie Piemme. Production légère, tournée optimisée. Sélectionné au Festival d'Avignon 2026.
Disponible en tournée dès septembre 2026. Téléchargez les documents ci-dessous ou contactez-nous directement.
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